🏆 Francesca Casagli, réduire nos déchets grâce au vivant
En ce moment, c’est la semaine de la réduction des déchets. On le sait : ils constituent l’un de nos plus grands défis environnementaux, et nous ne savons pas encore vraiment comment nous en débarrasser durablement. Pourtant, dans leurs laboratoires, des chercheurs et chercheuses du monde entier travaillent à inventer des solutions concrètes et efficaces. C’est le cas de Francesca Casagli, qui n’a cessé d’imaginer des moyens pour aider l’industrie à réduire ses déchets.
Motivée par la protection de l’environnement
À l’École polytechnique de Milan, une jeune étudiante rêve grand. Dans le cadre de sa thèse, elle modélise un écosystème artificiel composé de microalgues et de bactéries, capable de purifier des eaux polluées par les activités industrielles. Elle combine pour cela des modèles mathématiques complexes avec des techniques d’intelligence artificielle, afin de prédire au plus juste le comportement de cet écosystème vivant. Grâce à ses travaux, elle finit par recevoir le prix Jeunes Talents “Pour les femmes et la science” de la Fondation L’Oréal-UNESCO. Accompagnée d’une dotation, la chercheuse espère bien poursuivre ses recherches dans ce domaine essentiel.
Faire de la science un outil contre la pollution
Au centre Inria de l’Université Côte d’Azur, Francesca Casagli continue de développer ses écosystèmes artificiels, avec une idée simple : utiliser le vivant pour traiter les déchets humains. Les microalgues et les bactéries qu’elle étudie ne sont pas de simples organismes microscopiques ; ce sont de véritables alliés. Ensemble, ils peuvent dépolluer l’eau, récupérer certaines ressources au passage, et même réduire l’émission de gaz toxiques émis par les procédés industriels classiques.
Son travail vise non seulement à mieux comprendre ces interactions invisibles, mais aussi à créer des modèles suffisamment fiables pour être utilisés, demain, à grande échelle dans les industries.
Un avenir façonné par les choix que nous faisons aujourd’hui
Ce que propose Francesca Casagli, au fond, c’est une autre manière de voir nos déchets : non plus comme des fardeaux irréversibles, mais comme des ressources que l’on peut transformer grâce au vivant.
Dans un monde qui cherche à réduire son impact environnemental sans sacrifier son développement, cette innovation pourrait nous permettre d’éviter d’avoir à faire des compromis. Son travail nous rappelle quelque chose d’essentiel : chaque individu peut faire sa part, comme chaque chercheuse et chercheur comme elle contribue à tracer un chemin plus sûr, plus propre et plus durable pour nous tous.