Il se passait quoi le...

🌍 30 novembre 2015 : l’urgence climatique de la COP21

Il y a 10 ans, chacun retenait son souffle. AprÚs la COP15 de Copenhague en 2009, qui avait fait la une des journaux pour son échec critique, rares étaient ceux qui voyaient un espoir dans une nouvelle négociation climatique. Alors, dans ce contexte, sous le regard du monde entier, le 30 novembre 2015 débutait à Paris une longue négociation sur le climat ; la COP21.

Des attentes élevées et un espoir pour le climat

En 2015, l’urgence climatique Ă©tait Ă  son paroxysme, et les scientifiques tiraient les sonnettes d’alarme. Tandis que le rĂ©chauffement climatique devait atteindre au maximum +2°C en 2100, les prĂ©visions annonçaient, elles, +4-5°C pour le prochain siĂšcle. Cette hausse incontrĂŽlĂ©e de seulement quelques degrĂ©s allait provoquer d’immenses ravages sur notre sociĂ©tĂ© et sur la planĂšte, et ça, les pays du monde entier le savaient.

C’est ainsi que la COP 21, une confĂ©rence rĂ©unissant les diffĂ©rents États pour discuter et fixer des objectifs environnementaux mondiaux, Ă©tait prĂ©vue Ă  Paris pour 2015. Face Ă  l’urgence de la situation, de nombreuses dĂ©cisions Ă©taient attendues. Cette rĂ©union devait marquer un moment majeur dans l’histoire de l’humanitĂ©, et Ă©tait considĂ©rĂ©e pour beaucoup comme « la derniĂšre chance d’un accord global avant qu’il ne soit trop tard ».

De vrais engagements pour la course climatique

AprĂšs deux longues semaines de dĂ©bats, un accord commun tombe. À l’inverse des croyances public, les dĂ©cisions et engagements politiques pour lutter contre le rĂ©chauffement climatique furent nombreux et adaptĂ©s.

Les pays participants se sont tous engagĂ©s Ă  prĂ©senter leurs plans nationaux pour la rĂ©duction de l’émission des gaz Ă  effet de serre et de s’y tenir, ainsi que de s’imposer des objectifs plus ambitieux tous les 5 ans. Du point de vue des diffĂ©rences sur le plan Ă©conomique, les pays dĂ©veloppĂ©s se sont engagĂ©s Ă  verser 100 milliards d’euros par an pour le soutien de l’adaptation des pays vulnĂ©rables dĂšs 2020.
Par ce biais, chaque pays devra repenser son fonctionnement pour rĂ©ussir Ă  atteindre un objectif commun : la neutralitĂ© carbone en 2050. En d’autres mots, les gaz Ă  effet de serre Ă©mis ne doivent pas dĂ©passer le taux d’absorption naturel de ces derniers. En fixant cette limite, les États espĂšrent limiter le rĂ©chauffement climatique Ă  +1,5°C en 2100.

Mais 10 ans plus tard, est-ce que la COP21 a-t-elle tenu sa promesse ? Est-ce que les engagements pris par les diffĂ©rents États ont portĂ© leurs fruits ?

De grandes ambitions qui ne sont pas à la hauteur des actions portées

Lors de ce « rendez-vous », nombreuses ont Ă©tĂ© les promesses pour le climat. Bien que sur le papier, les nations remplissent bien pour la majoritĂ© leurs objectifs Ă©cologiques, les faits, eux, en sont tout autre. Presque aucune action n’a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e pour permettre un changement dĂ©cisif dans l’émission carbone des pays. Et pire que tout, le cap des +1,5°C fixĂ© en 2100 a Ă©tĂ© atteint dĂšs 2024, soit seulement 9 ans aprĂšs la COP21.

Face Ă  ces faits, peu d’espoir restent de l’accord de Paris. Alors qu’il devait permettre une Ă©volution progressive vers une transition Ă©cologique stable, l’urgence de la situation ne fait qu’augmenter, et nous poussera Ă  force Ă  devoir faire appel Ă  un changement brutal dans notre façon de vivre. Attendre ne sert Ă  rien, et on ne peut qu’espĂ©rer la mise en place d’un contrĂŽle plus strict des progrĂšs des nations, ainsi qu’un investissement de tous, afin de se prĂ©parer Ă  l’inĂ©vitable.

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